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Orchestre Végétal

Intéractions avec le monde des plantes

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Au début, il y avait l'eau.

L'eau qui parcourt le réseau de cellules entre racines et feuilles.

Chaque molécule se contorsionne et se déforme pour transmettre l'eau contenant les protéines à la suivante.

La micro-énergie dégagée, créé des frictions.

À peine un chuintement.

Une fréquence.

Ce que l'on entend, c'est la photosynthèse.

C'est là que la poésie entre en jeu. 

Chaque micro vibration, de l'ordre de l'infra-son, a une fréquence bien spécifique. Tout comme une note de musique, mains inaudible à l'oreille nue. La perception humaine ne descend pas sous les 20 Hz.

Un Do par exemple, vibre à 16.3 Hz. Un Ré à 18,3 Hz.

Des capteurs placés à la racine et sur les feuilles, captent la différence de potentiels, ce minuscule courant électrique qui traverse la plante. Un microprocesseur va amplifier et traduire le son émis sous forme d'un instrument de musique.

Une flûte peut-elle dépeindre le cheminement d'acides aminés ?

 

Au début c'est le chaos. Les notes sont disparates. On dirait les musiciens d'un orchestre qui accordent leurs instruments avant un concert.

Doucement, la poésie apparaît : les plantes s'harmonisent et se répondent. Elles semblent se synchroniser et, ensemble, créer une mélodie.

Les plantes ont-elles conscience de leur environnement ?

Intéragissent-elles avec lui ? À dessein ? Dans une diachronie compréhensible par l'Homme ?

Ce phénomène surgit de façon aléatoire.

 

L'Orchestre Végétal, met en scène trois plantes. Ensemble, elles tâtonnent vers une forme d'esthétique spontanée.

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